🇳🇵Katmandou bloque Facebook, Insta et YouTube

Courts-circuits #9 Les dernières perturbations de l’internet

🇳🇵Katmandou bloque Facebook, Insta et YouTube

Message de service : Comme je vous l’avais dit récemment, je tâtonne encore avec Coupe-circuit. J’ai décidé de changer le format de publication et de publier les articles longs formats séparément. Désormais, vous retrouverez chaque semaine une sélection des dernières coupures internet et actes de censure numérique en date, ainsi que des infos utiles autour de l’actualité des droits numériques (format que j’aime appeler “Courts-circuits”). Les analyses (“Eclairage”), interviews (“Courant alternatif”), enquêtes (“Fusibles ou disjoncteurs ?”), récits d’usagers de l’internet affectés par ces pratiques (“Horts-circuits”) et autres articles longs formats seront, eux, publiés de manière plus aléatoire, selon l’actualité et le temps que je peux y consacrer. Attendez-vous à des semaines à deux articles et des semaines sans publication autre que “Courts-circuits”.

Les derniers blocages en date

Baloutchistan 🇵🇰 Internet de nouveau suspendu pendant plusieurs jours fin août et début septembre dans l’ensemble du Baloutchistan, y compris à Quetta, la capitale provinciale. D’après une notification officielle du gouvernement, relayée par The Balochistan Post, cette interruption est motivée par des impératifs de sécurité et de maintien de l’ordre, ainsi que par la tenue de processions religieuses dans la région.

Cette décision intervient malgré les directives antérieures de la Haute Cour du Baloutchistan, qui avait ordonné le rétablissement des services lors d’audiences sur une pétition constitutionnelle. Depuis le 1er août, l’internet mobile est déjà indisponible dans la plupart des districts de la province. Des restrictions qui affectent fortement la population, comme l’a rapporté Amnesty International le 4 septembre.


Népal 🇳🇵 Le gouvernement a décidé de bloquer l'accès à plusieurs plateformes de réseaux sociaux majeures, notamment Facebook, Instagram, X et YouTube, en raison de leur non-conformité aux exigences d’enregistrement imposées par les autorités.

Le gouvernement avait donné jusqu’au 3 septembre à plusieurs fournisseurs de services numériques pour s’inscrire sur un registre officiel. Certains, comme les propriétaires de TikTok, Viber, WeTalk, Nimbuzz et Poppo Live, se sont pliés à cette demande. D’autres, comme Meta, X Corp ou Google, ne l’auraient pas fait à temps.

Officiellement, cette mesure vise à réduire la propagation de discours de haine, de rumeurs et de cybercriminalité.

L’actu de la censure numérique en bref

🇺🇸 Quand la guerre aux contenus adultes va trop loin et favorise la censure: au Wyoming, une nouvelle loi du doux nom de HB 34 permet à n’importe qui, notamment des parents, de réclamer qu’un site qu’ils considèrent inapproprié soit rendu inaccessible dans tout l’Etat. Difficile de ne pas voir comment une telle loi peut être exploitée pour interdire tout et n’importe quoi…

🔎 Pour les plus geeks de la mesure du trafic internet, l’équipe au sein d’IODA, les spécialistes du domaine au Georgia Institute of Technology (alias: Georgia Tech), ont décidé d’étendre leurs capacités pour étudier les ralentissements du trafic (”internet slowdowns” ou “internet throttling”, en VO) dans certains pays, pratique de plus en plus utilisée par les régimes souhaitant rendre difficile l’accès à internet à leurs populations.

🇮🇳🇵🇰 OONI, une autre équipe de spécialistes de la mesure des coupures internet, a publié un rapport sur les récentes restrictions du trafic en Inde et au Pakistan lorsque le conflit entre les deux pays s’est envenimé en mai dernier, en collaboration avec la Digital Rights Foundation (DRF). L’une des conclusions majeures : 12 sites de médias ont été bloqué en Inde, huit au Pakistan, et les plateformes YouTube, X et Facebook ont aussi subi les frais de ces restrictions.